JACOBS by Rémi.

15 juin 2009

Car toute la difficulté est de savoir pourquoi.

  Certe un idéal curieux mais qui se défend. Je ne sais pas si maintenant près de deux ans plus tard tu reste dans l'axe du portrait que tu avais tiré ce soir du 26 juillet. La confrontation et la réaction seraient intéréssantes. Et dans quelques années lorsque tu te souviendra peut-etre de ce texte et enfin à la fin de ta vie si il te restera du pain (dixit reggiani) je te souhaite d'avoir accomplie cet idéal d'adolescent pas comme les autres. Apres tout tu as bien rédigé cette utopie lorsque tu t'es rendue compte que ce métier ne te plaisais pas, je te trouve si courageux. Meme moi maintenant je n'ose pas me l'avouer. Le contexte famillial n'est pas le meme d'accord mais tu es le jeune homme le plus courageux que je connaisse. Rompre la sécurité d'une voie toute tracée pour accomplir la tienne.

Bref, le picotement que je ressentais il y a quelques mois ne cesse de s'amplifier a mesure que la date butoire approche. J'ai peur (comme je l'es noté dans ton Moleskine). Je vais faire quoi moi demain quand tu ne sera plus là. La Rochelle aurra perdu ses couleurs, Elianne toute sa bêtise et Lisette tu penses a Lisette !! toi son seul soutient ! Je ne te l'es jamais dit mais tu es jusqu'a présent la personne la plus importante que je j'ai rencontrée. Pas seulment l'amitier, mais tout, tout ce qui fait aujourd'hui qu'a 18 ans que je suis capable de former une critique un avis coérent argumenté, effectivement c'est pas l'école qui m'a appris ça, c'est toi. Et pour moi c'est le plus grand changement de ma vie. Pour certains il s'aggit absoluement de baiser, d'autres une bonne situation mais pour ma part meme si je baise pas et que j'ai une situation de merde Rémi aurra dévellopé en moi la capacité d'analyse que ces 1er de la classe n'aurront jamais. C'est presque une déclaration d'amour, de toute facon les déclarations d'amour et d'amitiers se ressemble tellement. Tu me manques déja. Avec qui je vais pouvoir être hystérique, hurler, danser, taper, injurier... Promet moi de ne pas m'oublier, je t'en pris j'ai tellement besoin de toi.

Mes larmes fracassent le clavier a meusure que je poursuis l'écriture de tout ce que je n'est pas osé te dire pendand ces trois ans. Surtout a quel point j'ai pu etre con, M.grenouille et tant d'autres, influencé par des cons fini qui ont justement fini par me faire faire le plus grand regret de ma vie. Je me rend compte a quel point j'ai pu te blesser et je t'ordonnerai de ne plus m'accorder le moindre regard si je ne craignait pas pour ma santé si d'aventure tu me méprisais comme ces soirs là je t'es méprisé. Je suis plus que désoler il me faut absoluement créer un mot capable d'exprimer mon sentiment d'excuse profond. Ce mot sera déxculer (combinaison malhabile de désoler et d'excuse) Comme la vie est lente et comme l'espérence est violente.

Tout ça mon Rémi pour te dire ô combien je t'aime et que tu fais partie a jamais de ma vie. 

           Simon. 

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26 juillet 2007

Car toute la difficulté est d'essayer de saisir de qui il s'agit.

« Tu es comme un fil tendu, lui répétai-je souvent, entre Terre et Ciel ».
Il tournait la tête, me souriait lascivement.

 Il avait dans le regard une telle mélancolie forcée qu’on le sentait tout de même heureux d’être ici.
Tous ses membres semblaient déliés. Ils l’étaient je crois. Ses mains étaient sans cesse en mouvement. Une fois tenant une cigarette, une seconde attrapant un papillon au vol, une dernière tournant indifféremment un objet entre ses doigts. Car il était très sujet aux addictions. Fumer lui allait si bien, je ne l’ai jamais encouragé à arrêter. C’était un être passionné qui possédait chaque jour son lot des lubies quotidiennes. Toujours différentes, toujours de bon goût.

Il parlait bien, possédait un humour sur et imagé. Il ne parlait pas peu mais tenait de grandes plages de silence qui le rendait plus mystérieux encore. Il aimait ça. Pauvre de nous, même si j’éprouvais des facilités pour le saisir. Je le considérais comme ma forme évoluée et finale. Cela le faisait frémir.

 Il représentait pour moi le plus savant et réussi mélanges entre le naturel et l’étudié. Il n’était pas de ces égéries hautaines et mondaines qui, talons perché et cheveux lissés, papillonnaient outrageusement des cils. Il souriait volontiers mais gardait dans les yeux une sévérité pointue qui lui faisait prendre de la profondeur. Remontant chargé la rue faubourg Saint-honoré, il avançait d’un pas rapide et décidé mais pouvait s’affaiblir à tous moments. Il était la contraction même.

 Toutes les scènes de sa vie, fussent-elles saisies, auraient pu former un merveilleux recueil de photographies. Il savait jouer avec le mystique et ne s’en privait jamais. Sa dégaine légendaire de cow-boy allumettes lui valait les pires critiques. Mais il demeurait une valeur sure, un homme qu’on aimait fréquenté. Quand il se coiffait d’un chapeau ou ajoutait une flopé de chapelets à sa nuque, on atteignait des sommets.

Je m’attendais que ça.


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